« L’Europe ne peut pas être la seule zone économique à maintenir un marché ouvert à une concurrence qui détruit son industrie »

Comme en 2025, la France commence l’année 2026 sans budget, avec une loi spéciale reconduisant les crédits de l’année écoulée pour assurer le fonctionnement de l’Etat. Le débat sur le projet de loi de finances va donc reprendre au Parlement, et il est peu probable, comme ce fut le cas durant les discussions stériles de l’automne, qu’il intègre un point pourtant majeur pour l’avenir du pays : le contexte économique international.

Depuis le début de l’examen du projet de budget 2026, députés et sénateurs se focalisent sur les questions de justice sociale d’un côté et de baisse de la dépense publique de l’autre. On peut regretter qu’ils ne placent pas ces sujets cruciaux pour la cohésion sociale et les finances du pays dans une vision plus large sur la manière de préparer la France à la révolution de l’intelligence artificielle, aux droits de douane américains, ou encore à la concurrence chinoise.

Dans l’industrie, la compétition avec la Chine constitue la menace la plus forte pour les pays européens. Autant par son ampleur que par l’incertitude de la réponse des Vingt-Sept. Face à un marché américain qui se ferme, les exportations de l’ex-empire du Milieu vers le Vieux Continent ne cessent d’accélérer. Avec d’autant plus de facilité que leur compétitivité s’est encore accrue ces dernières années en raison de la flambée des prix de l’énergie en Europe depuis le début de la guerre en Ukraine.

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