Les criées de l’ouest de la France s’apprêtent à tourner au ralenti. A partir du 22 janvier, quelque 300 bateaux resteront à quai durant quatre semaines, faute de pouvoir pêcher dans le golfe de Gascogne. Dans ces eaux qui s’étendent de la Bretagne à la côte espagnole, les autorités françaises et européennes prohibent temporairement, depuis 2024, certains engins à risque pour les petits cétacés. Parmi eux, le chalut pélagique, une poche conique traînée entre la surface et le fond de l’océan. Cette mesure a permis d’épargner plusieurs milliers de dauphins communs, selon les scientifiques, qui étudient leur mortalité dans les filets des pêcheurs.

L’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), l’université de La Rochelle et le CNRS ont piloté un projet de recherche visant à comprendre pourquoi ces captures accidentelles, et les échouages qui en découlent, étaient en forte hausse depuis 2016. Dans un rapport de 75 pages, présenté à la presse mardi 6 janvier, 14 chercheurs issus de ces organismes de recherche, ainsi que de l’université de Bretagne-Occidentale, pointent l’importance du dérèglement climatique. Selon leurs travaux, menés de 2022 à 2025, les dauphins communs seraient de plus en plus au contact des engins de pêche, notamment en raison des perturbations de la chaîne alimentaire marine induites par le changement climatique.

Recomendar A Un Amigo
  • gplus
  • pinterest
Commentarios
No hay comentarios por el momento

Tu comentario