La spectaculaire capture du président vénézuélien, Nicolas Maduro, à Caracas par l’armée américaine, dans la nuit du 2 au 3 janvier, est l’épilogue d’une dramaturgie qui se joue entre le Venezuela et les Etats-Unis depuis plus de vingt-cinq ans sur fond d’enjeux pétroliers.
Pour apporter un éclairage bienvenu sur cette séquence sidérante, Arte rediffuse le documentaire de Paul Cabanis, déjà programmé en 2024, qui tire le portrait de cet ancien chauffeur de bus propulsé à la tête de l’Etat à la faveur de la longue et chaotique présidence d’Hugo Chavez après l’avènement de la République bolivarienne en 1999.
Un homme de l’ombre passé du statut de héros révolutionnaire à dictateur brutal jusqu’à l’autocaricature. Son double animé de Super-Moustache (SB pour « Super Bigote » en espagnol), personnage de propagande créé pour exalter le culte de sa personnalité, pourrait faire sourire si le vrai président n’était pas le « fossoyeur de la démocratie » et l’affameur des Vénézuéliens, dont 8 millions ont pris la route de l’exil ces dix dernières années.