Les Etats-Unis ont annoncé, mercredi 7 janvier, la saisie de deux pétroliers, l’un battant pavillon russe dans l’Atlantique Nord, l’autre sans pavillon en mer des Caraïbes.

Le premier, le Bella-1, était poursuivi depuis plusieurs jours par les gardes-côtes américains dans le cadre du blocus visant des pétroliers liés au Venezuela. « Le ministère de la justice et le ministère de la sécurité intérieure, en coordination avec le ministère de la guerre, ont annoncé aujourd’hui la saisie du Bella-1 pour violation de sanctions américaines », a écrit le commandement militaire américain pour l’Europe, sur X, photo des gardes-côtes à l’appui.

L’opération américaine dans l’Atlantique Nord a eu lieu quelques heures après des informations de presse selon lesquelles la Russie avait envoyé au moins un bâtiment de sa marine pour escorter le pétrolier.

La Russie a ensuite dénoncé l’usage de la force par les Etats-Unis. « Conformément aux dispositions de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982, en haute mer s’applique le régime de liberté de navigation, et aucun Etat n’a le droit d’employer la force à l’encontre de navires dûment immatriculés dans la juridiction d’autres Etats », a déclaré le ministère des transports russe. Il a précisé que le Marinera avait obtenu le 24 décembre une « autorisation provisoire » de naviguer sous pavillon russe et que lorsque les forces navales américaines sont montées à bord, « la communication avec le navire a été perdue ».

Le Bella-1, son nom d’origine, est sous sanctions américaines depuis 2024 pour ses liens présumés avec l’Iran et le Hezbollah. Rebaptisé depuis peu Marinera et battant désormais pavillon russe, il se trouvait mercredi matin dans la zone économique exclusive de l’Islande, après une traversée de l’océan Atlantique dans les eaux internationales, selon les données de suivi maritime de l’agence de presse Bloomberg. Il était poursuivi depuis le 21 décembre par les gardes-côtes américains alors qu’il était en route pour le Venezuela et ne transportait pas de cargaison, selon le site spécialisé TankerTrackers.

Le commandement militaire américain a également annoncé, mercredi, la saisie d’un pétrolier visé par des sanctions dans la mer des Caraïbes. « Dans une opération au petit matin, le ministère de la guerre (anciennement ministère de la défense), en coordination avec le ministère de la sécurité intérieure, a saisi sans incident un pétrolier sans pavillon et sous sanctions », a-t-il écrit sur X. Le navire intercepté, le M/T Sophia, « opérait dans les eaux internationales et menait des activités illégales dans la mer des Caraïbes. Les gardes-côtes américains l’escortent vers les Etats-Unis pour qu’il y soit immobilisé », a-t-il précisé.

« Le blocus du pétrole vénézuélien illégal et sanctionné est pleinement en place, partout dans le monde », a écrit, de son côté, Pete Hegseth, le ministre de la défense américain, sur X.

Les Etats-Unis avaient annoncé, à la fin de décembre, avant la capture du président Nicolas Maduro à Caracas, la mise en place d’un blocus naval autour du Venezuela contre des pétroliers prétendument sous sanctions. Avant mercredi, ils avaient déjà saisi deux pétroliers, soupçonnés par Washington de transporter du pétrole vénézuélien soumis à des sanctions.

La manne pétrolière du Venezuela, qui dispose des plus importantes réserves prouvées de brut du monde, est au centre de l’intervention américaine dans le pays. Mardi, Donald Trump a affirmé que le Venezuela allait livrer des dizaines de millions de barils de pétrole aux Etats-Unis.

Recomendar A Un Amigo
  • gplus
  • pinterest
Commentarios
No hay comentarios por el momento

Tu comentario