A Los Angeles, un an après les incendies : « Je ne vivrai ici que si le quartier est reconstruit pour résister au feu »

Sur l’autoroute de la côte pacifique, à hauteur des plages de Malibu, le panneau annonçant une « route panoramique sur 21 miles » ne tient pas tout à fait sa promesse. Si les débris calcinés des restaurants de plage ont été enlevés, des dizaines d’engins de chantiers, des générateurs mobiles bruyants, et des kilomètres de grillages gâchent encore la vue sur l’océan. Derrière ces barricades, les poteaux de béton, qui arrimaient cafés, glaciers et restaurants dans le sable, restent à demi enterrés, donnant aux vestiges des grands incendies de janvier 2025 un air de ruines antiques.

C’était il y a un an. Le 7 janvier 2025, des feux de végétation nés dans la périphérie de Los Angeles se propageaient à l’aire urbaine, provoquant 31 morts, 100 000 évacuations et la destruction de plus de 16 000 bâtiments. Depuis le drame, les rapports se sont multipliés pour tenter d’éclaircir les responsabilités dans l’origine des sinistres qui ont fait de cette journée l’une des plus coûteuses dans l’histoire de la côte ouest américaine, l’indemnisation des dégâts se chiffrant à plusieurs dizaines de milliards de dollars pour les assurances et les dommages sur l’économie sans doute à dix fois plus étalés sur plusieurs années. Mais déjà, les efforts de reconstruction se déploient à toute force. Si bien qu’entre reconstruire vite et reconstruire mieux, la ville et ses habitants semblent parfois hésiter.

Au pied des collines des monts Santa Monica, les plages de Malibu ont payé leur tribut, calcinées par l’incendie de Pacific Palisades, mais les villas de rêve sur les hauteurs n’ont pas non plus été épargnées. Le 7 janvier, acteurs, chanteurs et autres Californiens fortunés ont été évacués, perdant parfois comme tout un chacun leur maison livrée aux flammes. Ce même jour, un autre méga feu, venu d’Eaton Canyon, à l’est de la ville, détruisait une bonne partie d’Altadena, communauté plus diverse et bohème, installée sur les pentes des monts San Gabriel. Un an après, la zone n’a pas retrouvé ses couleurs de carte postale.

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