Le 1er janvier, Israël a décidé de retirer à 37 ONG étrangères l’accréditation dont elles ont besoin pour travailler en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza, jugeant qu’elles n’avaient pas rempli les critères imposés par l’Etat hébreu dans le cadre d’un nouveau système d’enregistrement. Parmi elles figure Médecins sans frontières (MSF), acteur phare de la scène humanitaire internationale. Son chef de mission à Jérusalem, Filipe Ribeiro, réagit à cette mesure couperet.
Il y a deux dimensions dans la décision israélienne. La première est procédurale. Nous devions remplir un dossier de réenregistrement, ce que nous avons fait, car nous savions que notre enregistrement auprès du ministère des affaires sociales allait expirer et que nous allions désormais avoir à traiter avec le ministère de la diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme, ce qui est par ailleurs un développement intéressant. Il y avait une pièce manquante : la fameuse liste du personnel, sur laquelle nos interlocuteurs israéliens se sont arc-boutés.