A 5 kilomètres du tribunal où comparaissait Nicolas Maduro, et quasiment en simultané, le Conseil de sécurité s’est réuni en urgence à New York lundi 5 janvier, après l’opération militaire américaine au Venezuela. Mais en dépit de quelques critiques, le conseil ne s’est pas prononcé clairement sur la légalité ou pas de l’enlèvement du président vénézuélien par Washington, laissant présager qu’après l’invasion de l’Ukraine ou la guerre menée à Gaza par Israël, cet épisode vénézuélien pourrait bien être un troisième clou dans le cercueil du multilatéralisme et du droit international.

Dans la salle, les sièges rouges réservés aux diplomates non membres du Conseil ont été pris d’assaut par des délégués d’Amérique latine, signe du caractère supposé historique de la réunion. L’ambassadeur américain, Mike Waltz, qui, la veille, avait expliqué sur la chaîne Fox News que Washington ne violait pas la souveraineté du Venezuela et ne contrevenait donc pas à l’article 2 de la Charte des Nations unies, mais avait agi conformément à la « légitime défense » prévue par l’article 51, n’a pas repris cet argument volontiers avancé lors de violations du droit international. Il a toutefois décrit des Américains « agressés », victimes du trafic de drogue organisé par des cartels dont Nicolas Maduro serait proche. Mais, sur un tout autre registre, il a surtout martelé qu’il était « inacceptable que les plus grandes réserves d’énergie du monde continuent d’être sous le contrôle d’adversaires des Etats-Unis ».

Recomendar A Un Amigo
  • gplus
  • pinterest
Commentarios
No hay comentarios por el momento

Tu comentario