Sur la porte de la petite mairie de Rosoy (Yonne), une affiche attire l’œil, illustrée d’un dessin de femme : « Ici, il y a un élu égalité à votre écoute. » On la retrouve à Trochères (Côte-d’Or), à Beauziac (Lot-et-Garonne), à Jaligny-sur-Besbre (Allier), à Saint-Jean-de-Tholome (Haute-Savoie)… et dans des centaines d’autres petites communes. Elle indique que dans ces murs se trouve une oreille attentive aux violences conjugales et intrafamiliales.

Lancé en 2021, le réseau Elus ruraux relais de l’égalité (ERRE) de l’Association des maires ruraux de France (AMRF) est né d’un constat : près de la moitié des féminicides ont lieu dans les territoires ruraux, alors que les femmes rurales ne représentent qu’un tiers de la population féminine nationale, alertait un rapport de la délégation aux droits des femmes du Sénat, en octobre 2021. Soit une prévalence des féminicides un peu plus élevée dans les milieux ruraux qu’en zone urbaine. Surtout : l’identification et la protection des victimes y sont plus complexes en raison de leur isolement, d’une méconnaissance des dispositifs existants, du manque de mobilité, de confidentialité ou de structures d’hébergement adaptées.

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