Il n’est pas question de pénuries dans les stations-service chinoises, loin de là. Pourtant, la saisie du pétrole vénézuélien annoncée par les Etats-Unis porte directement atteinte aux intérêts du pays, qui en était le premier acquéreur. Jusqu’ici, plus de la moitié du brut du Venezuela partait pour la Chine. Le blocage des navires exportant l’or noir vénézuélien instauré par Washington dès fin décembre 2025 a, pour l’heure, interrompu ce flux.

« Nous allons mettre sur le marché le brut qui vient du Venezuela. D’abord ce qu’il reste déjà, le pétrole stocké, et puis indéfiniment, à l’avenir, nous vendrons la production sur le marché », a expliqué le secrétaire américain à l’énergie, Chris Wright, lors d’une conférence à Miami, le 7 décembre 2025. II a également affirmé que les revenus seront utilisés pour stabiliser l’économie vénézuélienne et compenser, pour les majors américaines du pétrole ExxonMobil et ConocoPhillips, les pertes liées à la nationalisation du secteur par le président Hugo Chavez, il y a près de deux décennies. Le même jour, les Etats-Unis sont intervenus pour arraisonner deux tankers. Le vice-président, J. D. Vance, a soutenu que le pétrole du Venezuela ne pourra être vendu que s’il « sert l’intérêt national américain ».

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