Une batterie épurée, rejointe tour à tour par une ligne de basse mordante, une voix flegmatique, un riff de guitare irrésistible et des synthés cotonneux. Les six minutes de Hit My Head All Day ne pouvaient pas mieux signer le retour des Anglais de Dry Cleaning. Assurément l’un de leurs plus entêtants, ce titre ouvre leur troisième album, Secret Love, publié vendredi 9 janvier. Un nouvel opus riche en mélodies douces-amères qui rendent ce quatuor toujours aussi remarquable dans un univers post-punk saturé depuis des années.

Trois ans ont passé depuis leur dernier album. C’est relativement court, mais jamais Dry Cleaning n’avait pris autant de temps entre deux publications. Privés de tournée par la pandémie de Covid-19 lors de la sortie de leur premier opus (New Long Leg, 2021), les quatre Londoniens reprenaient aussitôt le chemin des studios pour enregistrer son successeur, l’excellent Stumpwork (2022). Profitant cette fois d’une longue tournée internationale, la formation a multiplié les sessions d’enregistrements au cours de ses voyages.

« Nos deux premiers albums ont été enregistrés dans le même studio au Pays de Galles, mais cette fois nous voulions sortir de notre bulle », nous explique à distance la chanteuse et autrice Florence Shaw, de sa résidence londonienne le 9 décembre 2025. A Chicago (Illinois), Londres ou Dublin, le groupe a multiplié les sessions d’improvisation, profitant notamment d’invitations de groupes amis. D’abord aux Etats-Unis, dans le studio du groupe de rock américain Wilco à l’été 2024, où, sous l’œil bienveillant du guitariste Jeff Tweedy, ils ont enchaîné les bœufs et dessiné ce qui deviendra le son de leur nouveau disque.

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