Six jours après l’incendie de Crans-Montana, l’activité du centre de crise du ministère de la santé, à Paris, à quelque 640 kilomètres de la station suisse endeuillée, commence à peine à se stabiliser. En son sein, depuis le Nouvel An, c’est le Centre opérationnel de régulation et de réponse aux urgences sanitaires et sociales (Corruss) qui coordonne les transferts de blessés, en collaboration avec les centres de crises des ministères des affaires étrangères et de l’intérieur.
Dans l’après-midi du 1er janvier, la Confédération suisse a fait appel à la solidarité européenne face au lourd bilan humain de l’incendie – qui, à date, a fait 40 morts (dont 9 Français) et 116 blessés (dont 23 Français). Une demande de solidarité que la France avait devancée de quelques heures, rapporte la docteure Aurélie Avondo-Ray, cheffe du Corruss : « Le 1er janvier, au réveil, quand on a réalisé que le nombre de blessés dépasserait, de très loin, les capacités d’accueil helvétiques, on s’est mis en ordre de marche pour identifier les possibilités de prise en charge de ces grands brûlés, explique la médecin, en concertation avec le réseau des SAMU et les agences régionales de santé sur tout le territoire. »