Dans un contexte de fortes tensions au Moyen-Orient, Israël et la Syrie se sont entendus, mardi, au cours de discussions conduites à Paris sous l’égide des Etats-Unis, pour créer une structure commune d’échange et de partage d’informations afin de réduire les risques d’escalade militaire et approfondir les discussions en vue d’un éventuel accord de sécurité. « Les deux parties ont décidé de mettre en place un mécanisme conjoint – une cellule de communication spécifique – afin de faciliter la coordination immédiate et continue de leur partage de renseignement, de la désescalade militaire, de l’engagement diplomatique et des opportunités commerciales, sous la supervision des Etats-Unis », a indiqué un texte signé mardi soir par Israël, la Syrie et les Etats-Unis.
« Ce mécanisme servira de plateforme pour traiter rapidement tout différend et œuvrer à prévenir les malentendus », précise le document. Il s’agit, aux yeux des Américains, d’une première étape : « [Israël et la Syrie] réaffirment leur engagement à œuvrer en faveur de la mise en place d’accords durables en matière de sécurité et de stabilité pour les deux pays », relève le département d’Etat. « Une avancée », a indiqué Tom Barrack, l’envoyé spécial de Donald Trump pour la région, dans un entretien au Jerusalem Post, alors que, depuis septembre 2025, les négociations apparaissaient au point mort. « Le résultat de la réunion témoigne d’un désir fort et mutuel de passer du déni à la coopération authentique et à la prospérité partagée », estime M. Barrack. Le président américain avait publiquement assuré sa volonté de voir les négociations avancer, lors de sa rencontre avec le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, à Mar-a-Lago, en Floride, le 29 décembre 2025.