Le nouveau premier ministre tchèque, le populiste Andrej Babis, a fait preuve, mardi 6 janvier, de sa légendaire plasticité. Alors qu’il a largement remporté les élections législatives d’octobre 2025 dans son pays d’Europe centrale après avoir promis d’en finir avec le programme tchèque de livraison de munitions pour l’armée ukrainienne, Andrej Babis a finalement annoncé, de Paris, en marge du rassemblement de la coalition des volontaires pour l’Ukraine, qu’il avait décidé de « maintenir » cette initiative lancée par son prédécesseur « à condition que d’autres Etats la financent ».

Même s’il a répété ses critiques contre ce programme qu’il a accusé « d’avoir manqué de transparence dans le passé », le milliardaire de 71 ans a précisé, de retour à Prague mercredi, qu’il allait même « conserver les structures » du ministère de la défense chargées de coordonner ces livraisons.

Lancée en 2024 sous le gouvernement de Petr Fiala, un conservateur pro-Ukraine, l’initiative tchèque pour les munitions a permis en deux ans de livrer près de 4 millions d’obus à l’armée ukrainienne, grâce au financement de plusieurs pays européens, à commencer par l’Allemagne, le Danemark et les Pays-Bas.

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