Zinc, graphite, cuivre, lithium, terres rares… Grand comme quatre fois la France, le Groenland abrite dans ses sous-sols un immense trésor, attisant les convoitises, en particulier celle du président américain, Donald Trump. Mais ces réserves, parmi les plus importantes du monde, restent encore à cartographier avec précision, sachant que leur exploitation s’annonce très compliquée, sur une île recouverte à 80 % de glace et peuplée seulement de 56 000 habitants.
Pour le moment, le territoire autonome danois vit de la pêche, qui constitue plus de 90 % de ses exportations. Ces dernières années, le Groenland a beaucoup investi dans le tourisme, espérant en faire un des moteurs de son économie. Ses finances publiques, cependant, dépendent toujours pour moitié des subventions versées par Copenhague (autour de 4 milliards de couronnes, soit environ 540 millions d’euros).
Même si elle a connu quelques succès par le passé, l’industrie minière est quant à elle balbutiante. Deux mines seulement sont en activité sur tout le territoire. Exploitée par la compagnie Lumina Sustainable Materials, contrôlée par deux fonds d’investissement suisse et canadien, la première, située dans l’ouest du Groenland, produit de l’anthrosite, utilisée dans les matériaux de construction.