Vendredi 2 janvier. A Bercy, on se souhaite une bonne année en visio. Sur l’écran d’ordinateur de la ministre de l’action et des comptes publics, Amélie de Montchalin, les visages des députés socialistes de Meurthe-et-Moselle Estelle Mercier et de l’Eure Philippe Brun. Une entrevue officieuse parmi d’autres organisées pendant la trêve des confiseurs entre le gouvernement et les socialistes après que la loi spéciale a été votée à l’Assemblée nationale, le 23 décembre. Deux semaines de pause parlementaire pendant lesquelles le premier ministre, Sébastien Lecornu, a pu continuer ses conversations – déjà très nombreuses – avec le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, ou encore le président des députés PS, Boris Vallaud.
Une stratégie d’« opposition responsable qui vise à être utile aux Français », selon les mots de Boris Vallaud, qui leur a permis d’obtenir quelques avancées dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) ; qu’ils espèrent reproduire dans le cadre de ce projet de loi de finances. Cette fois-ci, ils ne comptent pas voter pour, mais s’abstenir « dans le meilleur des cas. Il n’y a pas de vote pour possible pour nous en l’état », martèlent en chœur Estelle Mercier et Philippe Brun.