Pour mesurer le chemin parcouru, il faut se rappeler qu’en 1973, avant le premier choc pétrolier, la moitié des logements de l’Hexagone étaient chauffés au fioul : Dans une étude consacrée à ce mode de chauffage particulièrement polluant, publiée mardi 13 janvier, l’Insee révèle que le fioul domestique, combustible dérivé du pétrole, n’était, en 2022, plus la source principale de chauffage que de 8,5 % des résidences principales (2,6 millions de logements). Cette énergie a donc été largement distancée par l’électricité (36 %) et le gaz (35 %).

Le fioul étant un mode de chauffage fortement émetteur de particules fines et de gaz à effet de serre, « réduire son usage constituait un enjeu environnemental majeur », souligne l’étude. En effet, si le chauffage et les besoins en eau chaude du secteur résidentiel représentent 8 % des émissions directes de gaz à effet de serre, l’usage du fioul domestique en est responsable à lui seul de 23 %. Pour accélérer la transition, dès le milieu des années 2000, les pouvoirs publics ont actionné réglementations et dispositifs d’aide (Certificats d’économie d’énergie, crédits d’impôt, dispositifs MaPrimRénov’, etc.). Puis la loi Climat et Résilience, adoptée en 2021, a tout bonnement interdit l’installation de nouvelles chaudières au fioul à partir du 1er juillet 2022.

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