Depuis le début des manifestations en Iran, et en dépit de la brutalité historique de leur répression par le régime durant le week-end des 10 et 11 janvier, Israël s’astreint à une discrétion inaccoutumée. Benyamin Nétanyahou s’est contenté de saluer, dimanche, « la bravoure des citoyens iraniens ». Depuis lors, le premier ministre israélien a interdit à son gouvernement de s’exprimer sur le sujet. Pour sa part, il multiplie les entretiens téléphoniques avec l’administration américaine.

Mardi 13 janvier, il a échangé avec le vice-président américain, J. D. Vance, hostile aux aventures américaines extérieures, puis mercredi avec le président Donald Trump. Le jour même, ce dernier a paru moins pressé de faire payer au régime iranien la répression, qui a fait plusieurs milliers de victimes, comme il le promet depuis début janvier. Jeudi, un officiel américain anonyme assurait enfin au New York Times que M. Nétanyahou avait demandé au président de reporter toute frappe contre l’Iran.

Israël peut craindre de subir une riposte iranienne, voire une attaque préventive, sans gain stratégique immédiat. Cherche-t-il à gagner du temps ? Alors qu’aucun porte-avions américain ne croise actuellement au Proche-Orient, le Pentagone a annoncé jeudi y dépêcher l’USS Abraham-Lincoln, qui pourrait arriver en une semaine de la mer de Chine.

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