Quelques jours après ses 80 ans, fêtés le 19 janvier, Julian Barnes publie Départ(s) au Royaume-Uni, en France et dans plusieurs autres pays. L’écrivain britannique présente comme son dernier livre, et a écrit comme tel, ce texte hybride où fiction et non-fiction se tiennent la main, où le narrateur porte le même nom que l’auteur et partage avec lui des obsessions dont les lecteurs français sont familiers depuis Le Perroquet de Flaubert (Stock, prix Médicis essai 1986) : la mémoire et ses chausse-trapes, le temps, l’amour… Départ(s) est constitué de méditations sur les souvenirs, la fin, le fonctionnement du cerveau et du récit de l’histoire de deux amis, Jean et Stephen, pour lesquels le narrateur a joué les entremetteurs à deux reprises, séparées par quarante années. Jean et Stephen étant l’une et l’autre morts, « Jules » s’affranchit de la promesse qu’il leur fit de ne jamais écrire à leur sujet.

Avant la parution de ce livre qui clôt avec tant de grâce la longue « conversation » entre l’auteur et ses lecteurs, Julian Barnes a reçu « Le Monde des livres » dans sa maison, au nord de Londres. Dans la salle de billard-bibliothèque du premier étage, à laquelle on accède en passant par un palier dont les murs sont couverts de photographies d’artistes français chers au cœur de ce grand francophile (de Colette à François Mauriac, en passant par Sarah Bernhardt), il a évoqué sa carrière et sa décision de tirer sa révérence. Celle-ci est si fraîche, cependant, qu’il parle au présent du travail d’écriture.

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