Sa gorge se serre, sa voix vacille. « La patrie est entre de bonnes mains, papa, et bientôt nous serons de nouveau réunis ici, au Venezuela ! » Dans son costume noir, le micro vigoureusement empoigné, le député Nicolas Maduro Guerra, fils unique de Nicolas Maduro, soulève une salve d’applaudissements dans l’Assemblée nationale vénézuélienne.

La scène, qui se déroule le 5 janvier, symbolise peut-être mieux qu’aucune autre ce qui se joue dans le pays depuis l’enlèvement, à Caracas, du président en exercice par les forces spéciales américaines, le 3 janvier.

Nicolas Maduro Guerra, 35 ans, aussi appelé « Nicolasito » (« petit Nicolas ») ou « le Prince », tient peut-être son dernier rôle, au côté d’un exécutif en sursis. S’il ne fait pas figure d’héritier, il est le symbole de la campagne du gouvernement pour la libération de son père. « Cela permet de maintenir l’illusion du retour prochain du président et, surtout, de maintenir l’“absence temporaire” du président, prévue par la Constitution, afin de ne pas convoquer d’élections », croit le militant des droits humains Rafael Uzcategui, exilé au Mexique.

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