Christophe Leribault serait-il devenu un joker, qu’Emmanuel Macron déplace d’une institution à l’autre afin d’éteindre les incendies ? Le conservateur, appelé en 2024 à la tête du Château de Versailles pour succéder à Catherine Pégard, dont l’intérim prolongé commençait à crisper l’opinion, est propulsé à la présidence du Musée du Louvre, a confirmé la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, à l’issue du conseil ?des ministres. A 63 ans, il prend la suite de Laurence des Cars, contrainte de démissionner, mardi 24?février, sur fond de crise depuis le vol des joyaux de la couronne, le 19 octobre 2025. Pour ce dix-huitiémiste, qui avait déjà brigué le Louvre en 2021, c’est un retour dans un palais qu’il connaît bien : en 2006, Christophe Leribault y avait été nommé conservateur au département des arts graphiques du musée.

Le natif du Val-d’Oise a fait ses débuts au Musée Carnavalet, à Paris, qu’il rejoint en 1990. Durant quinze ans, il y sera responsable des peintures et des dessins, ne s’accordant qu’une parenthèse d’un an à la Villa Médicis, à Rome, dont il fut pensionnaire en 1995-1996. Tout en conservant ses fonctions de directeur adjoint du département des arts graphiques du Louvre, il prend la tête, en 2007, du Musée national Eugène-Delacroix (Paris) jusqu’à sa nomination, en 2012, comme directeur du Petit Palais, qui abrite le Musée des beaux-arts de la Ville de Paris. Il y restera neuf ans, forgeant sa réputation avec des expositions inventives, résolument à contre-courant, qui feront bondir la fréquentation. Jusqu’à sa nomination en 2021 à la présidence du Musée d’Orsay, où il succède, déjà, à Laurence des Cars.

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