Habillé en uniforme de police, un enfant de 5 ans colle au mur et réprimande un petit chat perché sur ses pattes arrière : voilà l’archétype de ce qu’on appelle un « slop » d’intelligence artificielle (IA). Souvent doté d’une capacité à étonner, ce type d’images se fabrique au prix d’un effort minime : leurs auteurs se contentent de décrire la scène à une IA qui la synthétise ensuite.
Pouvant être traduit par « bouillie » ou « purée numérique », le concept de « slop IA » englobe des formats multiples dont la portée et la popularité varient fortement. Seule certitude : difficile pour un internaute d’y échapper.
Dans son acception la plus répandue, un slop IA renvoie à des photos et des vidéos qu’on identifie au premier coup d’œil comme conçues par IA. Certains y rangent aussi les morceaux de musique et les textes – comme les romans écrits au kilomètre –, ou encore les vidéos si réalistes qu’elles paraissent avoir été réellement filmées – mais cela ne fait pas consensus.