L’équipe de France féminine n’avait pas mis un pied dans un Mondial de volley-ball depuis 1974. Et visiblement, elle compte profiter un maximum de ses retrouvailles avec la compétition phare. Pour leur retour, cinquante et un ans plus tard, les Bleues ont déjoué les pronostics, dimanche 31 août, à Bangkok (Thaïlande), pour venir à bout des Chinoises en quatre sets (25-20, 27-25, 22-25, 25-20) et se qualifier pour les quarts de finale.
Pas grand monde n’attendait pourtant la capitaine Héléna Cazaute et ses coéquipières à pareille fête. Car quand les handballeuses ou les basketteuses multiplient les médailles internationales, les volleyeuses tricolores avaient, elles, pris la mauvaise habitude de rester à quai, tournoi après tournoi. Conscientes de leur passif, elles n’avaient d’ailleurs pas fixé de trop gros objectifs pour leur retour dans un Mondial, visant avant tout une qualification pour les phases finales. Avant cette édition, elles n’avaient jamais participé aux huitièmes de finale d’un championnat du monde.
Des victoires contre Porto Rico et la Grèce plus tard, l’objectif était rempli. Se dressait alors une montagne face aux Bleues : la Chine. Cinquième nation mondiale, la sélection asiatique se faisait un malin plaisir de tourmenter la France ces dernières années, la battant notamment aux Jeux olympiques de Paris 2024 (3-0), puis en juin en Ligue des nations (3-0).
L’équipe France, 14e au classement, a cette fois commencé à toute allure. Rapidement en tête dans la première manche, elle l’a bouclé sur une énième faute de leurs adversaires, bien trop imprécises. Mais même quand les Chinoises ont commencé à se régler, les Bleues ne se sont pas désunies pour sauver trois balles de deuxième manche, avant de conclure dès leur première occasion, d’un contre d’Amélie Rotar.
« Elles sont sous l’eau en face, mais c’est une des meilleures équipes du monde, se méfiait alors le sélectionneur César Hernandez, arrivé depuis quelques mois à la tête des Bleues, au micro de l’organisation. C’est un nouveau match, il faut continuer avec nos armes. » Comme le redoutait le coach espagnol, la Chine a relevé la tête, est parvenue à décrocher un set. Mais cela n’a pas empêché ses joueuses d’accélérer une dernière fois pour obtenir la qualification au terme d’une quatrième manche maîtrisée.
Les Françaises ont désormais rendez-vous jeudi avec le Brésil ou la République dominicaine, qui s’affrontent dans un autre huitième de finale plus tard dans la journée de dimanche.