Le diamant du Botswana ne brille plus aussi fort qu’avant, mais Gaborone espère qu’il parviendra à lui attirer des nouvelles sympathies. Alors que le minerai précieux ne cesse de se déprécier, entraînant le pays d’Afrique australe dans de sérieuses difficultés économiques, les autorités botswanaises ont annoncé un rapprochement sans précédent avec Moscou.

Le ministre des affaires étrangères du pays, Phenyo Butale, a invité « les investisseurs russes à venir au Botswana » dans une interview à l’agence d’Etat russe TASS, diffusée le 4 janvier. « Nous pensons fermement que le Botswana est le meilleur endroit où investir, étant donné sa stabilité politique et économique », a-t-il déclaré, ajoutant que son pays s’apprêtait à ouvrir une ambassade en Russie.

L’annonce fait suite à une rencontre entre le diplomate botswanais son homologue russe, Sergueï Lavrov, fin décembre en Egypte, à l’occasion d’une conférence ministérielle Russie-Afrique. Les deux hommes avaient annoncé vouloir « trouver de nouvelles façons innovantes de renforcer davantage nos excellentes relations ».

Celles-ci étaient jusque-là ténues, se résumant essentiellement à des partenariats universitaires, alors que le Botswana a tissé un partenariat étroit avec les Occidentaux depuis son indépendance en 1966. Mais la chute drastique depuis 2023 des ventes de diamants naturels pousse le président Duma Boko, élu en 2024 à la tête d’une coalition de gauche, à élargir ses partenariats.

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