Après une importante rétrospective au Musée de Grenoble, en 2017, Daniel Dezeuze expose au Musée Paul-Valéry de Sète une ample partie – plus de 120 œuvres – de sa production des 25 dernières années. L’installation dans les salles est faite par séries, qui ont des titres mi-poétiques, mi-mystérieux : Les peintures qui perlent, Chant des oiseaux et Tsimtsoum ouvrent le parcours.

Les premières sont des carrés posés sur la pointe, non pas en bois, mais en plastique percé de trous eux-mêmes carrés à intervalles réguliers, qui forment une trame, un peu comme celle d’un claustra. Ils sont constellés de fines tiges métalliques qui supportent chacune un petit objet de couleur vive, comme si la peinture voulait s’échapper du plan du tableau.

Les secondes sont peintes sur ces treillis losangiques articulés qui servent à soutenir les plantes grimpantes. On peut leur donner des surfaces différentes, dans la mesure où ils se rétractent. D’où le titre Tsimtsoum qui, dans la kabbale, désigne le fait que Dieu étant une totalité, il a dû lors de la création du monde se contracter lui-même pour faire de la place… « Le problème, dit malicieusement Dezeuze, c’est que s’il s’est contracté, il peut aussi se décontracter ! »

Recomendar A Un Amigo
  • gplus
  • pinterest
Commentarios
No hay comentarios por el momento

Tu comentario