A quelques jours de la cérémonie, la rumeur d’un jour férié exceptionnel pour les Pékinois, mercredi 3 septembre, continue de circuler. Une hypothèse jugée crédible tant les mesures de sécurité s’intensifient dans la capitale, quadrillée pour accueillir 26 chefs d’Etat, dont les présidents russe et nord-coréen, Vladimir Poutine et Kim Jong-un, venus célébrer les 80 ans de la capitulation du Japon, qui marque la fin officielle de la seconde guerre mondiale en Asie.
De nombreuses écoles ont déjà annoncé une rentrée des classes en distanciel, anticipant des perturbations dans les transports publics. L’avenue Chang’an, qui traverse Pékin d’est en ouest sur près de 45 kilomètres, sera entièrement verrouillée, à l’instar des artères adjacentes, dont Wangfujing, souvent surnommée « les Champs-Elysées de Pékin ». Chaque pont et tunnel de Pékin est surveillé par au moins deux vigiles ou militaires depuis un mois. Lot de consolation : dimanche 24 août, les avions de chasse ont survolé la ville et, pour certains, libéré des fumées arc-en-ciel.
Le défilé ne mettra en scène que des équipements militaires déjà opérationnels, assurent les autorités. Parmi les plus attendus : des missiles balistiques intercontinentaux Dong Feng-31, des avions furtifs J-20, des drones et des robots quadrupèdes. Le nouveau porte-avions Fujian pourrait être officiellement mis en service, après plus de deux ans d’essais en mer.