Donald Trump a décidé de révoquer la protection policière dont bénéficiait Kamala Harris en tant qu’ancienne vice-présidente des Etats-Unis, ont confirmé vendredi 29 août la Maison Blanche ainsi que l’entourage de l’ex-candidate démocrate à l’Agence France-Presse (AFP).

« La vice-présidente remercie le Secret Service [chargé de la protection des hautes personnalités politiques] pour son professionnalisme, son dévouement et son engagement sans faille en matière de sécurité », a déclaré à l’AFP Kirsten Allen, conseillère de Kamala Harris.

Les vice-présidents américains bénéficient habituellement de six mois de protection policière rapprochée, par le Secret Service, après avoir quitté leurs fonctions. Cette période avait pris fin le 21 juillet pour Kamala Harris, a précisé la Maison Blanche à l’AFP. La protection dont elle bénéficiait avait toutefois été prolongée par l’ancien président démocrate Joe Biden avant la fin de son mandat (2021-2025), selon une information de la chaîne CNN confirmée par l’AFP.

L’ex-candidate démocrate a récemment annoncé la sortie d’un livre intitulé 107 Days, en référence à ses cent sept jours de campagne, dans lequel elle revient sur la course à la présidence de 2024 contre Donald Trump. La parution du récit par Simon & Schuster est prévue le 23 septembre et donnera lieu à une tournée de promotion par Kamala Harris.

Donald Trump a fait campagne sur une promesse de « revanche » après avoir été victime, à l’en croire, d’une « chasse aux sorcières » judiciaire, médiatique et politique. Il a supprimé depuis son retour au pouvoir la protection policière dont bénéficiaient un certain nombre de personnalités républicaines et démocrates ayant pour point commun de s’être opposées à lui.

Parmi elles : l’ancien chef de la diplomatie Mike Pompeo ; le médecin Anthony Fauci, qui avait orchestré la réponse à la pandémie de Covid-19 ; et l’ancien conseiller à la sécurité nationale John Bolton, devenu un farouche opposant. Ce dernier a vu son domicile et son bureau perquisitionnés la semaine dernière par le FBI, la police fédérale.

En tant qu’ancien président, Joe Biden bénéficie d’une protection policière à vie, qui s’étend à son épouse, Jill Biden, et qui n’a pas été remise en cause. Donald Trump a en revanche supprimé celle dont bénéficiaient ses enfants, Hunter Biden et Ashley Biden. Il a jugé « ridicule » que jusqu’à 18 personnes soient mobilisées pour assurer la sécurité du fils de Joe Biden, qui est par ailleurs une cible politique privilégiée des trumpistes.

La Maison Blanche souligne quant à elle que les personnalités concernées ont les moyens financiers de faire appel à des services de sécurité privés.

Donald Trump avait prolongé de six mois la protection policière accordée à ses quatre enfants adultes et à trois conseillers après son premier mandat (2017-2021).

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