A Laval, ville-préfecture de la Mayenne, le temps de la campagne est arrivé pour le maire sortant et sa principale opposante. Le maire divers gauche mais non encarté, Florian Bercault, dont l’envie de se représenter était un secret de polichinelle, a tenu son premier meeting samedi 31 janvier. Le jeune maire de Laval – il venait d’avoir 30 ans quand il a été élu en juin 2020 – s’est dit « plus combatif qu’en 2020 ».
Plus identifié, certainement, aussi. Il y a six ans, ce diplômé de Sciences Po et d’HEC, ex-chef d’entreprise originaire de Laval, était un inconnu aux yeux des habitants. L’ancien maire socialiste (2008-2012), ex-ministre délégué à l’agroalimentaire (2012-2014) et député de la Mayenne, Guillaume Garot, l’avait épaulé et fait connaître de la population lavalloise.
Six ans plus tard, presque toute la gauche est en ordre de marche derrière le maire sortant. Le Parti communiste français, le Parti socialiste, Place publique, Les Ecologistes, Génération.s, le Parti radical de gauche : six formations politiques ont décidé de se ranger derrière Florian Bercault. Un rassemblement « inédit dès le premier tour des municipales à Laval », assurait-il lors de la présentation de ses soutiens à la presse, au début de décembre 2025. En 2020, au premier tour, les deux listes de gauche, divisées, étaient arrivées derrière celle du candidat divers centre, Didier Pillon.