Il a poussé de toutes ses forces, le visage tordu de douleur, sur la glace de la speed skating arena de Milan. Mis au supplice dans les derniers hectomètres du 10 000 m olympique, le patineur Timothy Loubineaud a bouclé les vingt-cinq tours de l’anneau de vitesse milanais (12 min 44 s 20), vendredi 13 février, devant le Norvégien Sander Eitrem, médaillé d’or du 5 000 m dimanche. Insuffisant toutefois pour s’inviter sur le podium du 10 000 m, remporté par le Tchèque Metodej Jilek (12 min 33 s 43), devant le Polonais Vladimir Semirunniy (2?, 12 min 39 s 08) et le Néerlandais Jorrit Bergsma (3?, 12 min 40 s 48).
Le Girondin de 29 ans finit à moins de quatre secondes de la médaille de bronze, au pied du podium (4?), quelques jours seulement après sa déconvenue sur 5 000 m. Cinquième d’une course dont il était un candidat sérieux au podium, le jeune homme avait alors confié n’avoir « aucun regret », seulement « battu par plus fort » que lui. Il comptait donc se racheter sur 10 000 m. La distance la plus longue aux Jeux olympiques (JO), qui n’est ouverte qu’aux douze meilleurs patineurs de la planète. Une course de souffrance, taillée sur mesure pour le Français, où il faut « savoir gérer la douleur musculaire et la fatigue psychologique ».