Menacée par Donald Trump d’une attaque si elle venait à réprimer dans le sang le mouvement de protestation qui secoue le pays à la suite de la dévaluation rapide de sa monnaie, la République islamique d’Iran oscille entre véhémence et déni face au scénario de changement de régime qui se profile au Venezuela, un rare pays allié, et lointain, avec lequel elle entretient des liens étroits, économiques et militaires.

« A chaque fois que [les Etats-Unis] répètent ce type d’expériences, le résultat est voué à l’échec », a semblé se rassurer le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, auditionné lundi 5 janvier par la commission de la sécurité nationale et des affaires étrangères du Parlement à Téhéran, deux jours après l’enlèvement du président vénézuélien, Nicolas Maduro, par les forces américaines. Quatre jours avant l’attaque américaine, l’armée vénézuélienne avait officiellement mis en service des drones de combat iraniens Mohajer-6, également utilisés par la Russie en Ukraine.

L’Iran assure pour l’heure que ses liens avec le Venezuela, désormais dirigé « par intérim » par l’ex-vice-présidente chaviste Delcy Rodriguez, restent inchangés. « Nos relations avec tous les pays, y compris le Venezuela, sont fondées sur le respect mutuel et le resteront », a déclaré lundi le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï. « Nous sommes en contact avec les autorités vénézuéliennes », a-t-il ajouté. L’ambassadeur de la République islamique d’Iran à Caracas assure de son côté qu’il n’est pas question de fermer, même temporairement, la représentation iranienne dans le pays.

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